Depuis les Émirats arabes unis
Deux monnaies portent le même nom et n'ont aucun rapport. Et une convention dont la moitié du mécanisme tourne à vide. Cette page traite ces deux particularités.
Mis à jour le 11 août 2026 · sources officielles consultées le 11 août 2026

Une convention de non-double imposition existe entre le Maroc et les Émirats arabes unis. Son régime pour les revenus immobiliers n'a pas pu être vérifié sur une source officielle et n'est donc pas décrit ici. Deux faits distinguent néanmoins cette situation : les Émirats ne pratiquent pas d'impôt général sur le revenu des personnes physiques, et le dirham des Émirats n'a aucun rapport avec le dirham marocain.
Deux dirhams, aucun rapport
C'est une confusion réelle et coûteuse quand elle survient dans un ordre de virement. Le dirham des Émirats et le dirham marocain sont deux monnaies distinctes, avec des codes différents, des émetteurs différents et des régimes de change différents : le dirham émirien est arrimé au dollar américain, le dirham marocain suit un panier dominé par l'euro et le dollar, à l'intérieur d'une bande de fluctuation.
À vérifier sur chaque ordre de virement
Le code de la monnaie, et non son nom. Un ordre libellé « en dirhams » sans précision de code est une source d'erreur pour un établissement qui traite les deux. C'est une vérification de trois secondes qui évite un aller-retour de plusieurs semaines.
Une convention dont un côté tourne à vide
Une convention de non-double imposition lie le Maroc et les Émirats arabes unis.
Sa date de signature et son régime des revenus immobiliers n'ont pas pu être confirmés sur une source officielle et ne sont donc pas publiés ici.
Les Émirats ne pratiquant pas d'impôt général sur le revenu des personnes physiques, le mécanisme d'élimination de la double imposition n'a, pour un particulier, guère d'objet côté émirien : l'impôt marocain reste alors le seul impôt effectivement supporté sur ces revenus.
Ce qui reste entièrement identique
Côté marocain, absolument rien ne change. Un Marocain résidant à Dubaï relève des mêmes articles que celui qui réside à Lille : article 228 pour les comptes, article 171 pour la convertibilité, article 203 pour le calcul du droit de retransfert, articles 160 à 162 pour les loyers. L'Instruction générale des opérations de change ne connaît qu'une catégorie, celle des Marocains résidant à l'étranger.
La seule question qui compte pour les revenus
Le régime des revenus immobiliers dans la convention entre le Maroc et ce pays n'a pas pu être lu sur une source officielle. Il n'est donc pas décrit ici. La question exacte à poser à un conseil fiscal, ou à retrouver dans le texte de la convention, est celle-ci : mon pays de résidence exclut-il ce revenu de sa base imposable en ne le retenant que pour le taux, ou l'inclut-il en accordant un crédit d'impôt ? Les deux méthodes ne donnent pas le même résultat, et c'est la seule chose qu'il faut savoir.
Les fiches « convention en bref » publiées par l'administration fiscale marocaine répondent à cette question pays par pays.
L'apostille depuis les Émirats
Les Émirats arabes unis sont partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. Une procuration notariée émirienne apostillée par l'autorité compétente est dispensée de légalisation consulaire au Maroc. La forme de l'acte doit par ailleurs satisfaire l'article 4 de la loi 39-08 marocaine, ce que l'apostille ne garantit pas : elle porte sur la signature, pas sur le contenu.

Questions fréquentes
Le dirham émirien et le dirham marocain sont-ils liés ?
Non, ce sont deux monnaies sans rapport, avec des codes différents et des régimes de change différents. Le premier est arrimé au dollar américain, le second suit un panier dominé par l'euro et le dollar.
Paie-t-on un impôt sur les loyers marocains aux Émirats ?
Les Émirats ne pratiquent pas d'impôt général sur le revenu des personnes physiques. L'impôt marocain reste alors le seul effectivement supporté sur ces revenus. Le régime évolue et se vérifie localement.
La convention est-elle inutile dans ce cas ?
Elle reste utile pour d'autres catégories de revenus et pour les questions de résidence et d'échange d'informations. C'est seulement son mécanisme d'élimination qui a peu de portée pratique côté émirien pour un particulier.
Le régime marocain des changes est-il différent depuis les Émirats ?
Non. L'Instruction générale des opérations de change ne distingue pas selon le pays de résidence.
Peut-on transférer directement des dirhams émiriens vers le Maroc ?
Un transfert en devises est admis, et sa conversion se fait selon les conditions de l'établissement. La vigilance porte sur le code de la monnaie mentionné dans l'ordre.
Faut-il un conseil fiscal aux Émirats ?
Sur une détention immobilière simple, la question est plus légère qu'ailleurs. Elle redevient sérieuse dès qu'une structure ou une activité est envisagée.
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